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MARCHÉ · LOGICIELS

Pennylane a changé le métier de collaborateur. Les recrutements aussi.

Il y a quelques années, la première question d'un associé sur un candidat portait sur ses logiciels. Aujourd'hui, on me demande surtout s'il sait tenir une conversation avec un dirigeant. Voilà ce que j'observe, et ce que ça change pour vous.

Titouan, fondateur de Legris Recrutement5 min de lecture

La saisie recule, le dossier se pilote

Les outils connectés à la banque et aux factures ont absorbé une bonne partie du travail qui remplissait les journées d'un collaborateur : saisie, lettrage, relances de pièces. Le dossier arrive plus complet, plus tôt, et presque en continu.

Le temps libéré ne disparaît pas. Il se déplace vers la révision, l'analyse et surtout le client, qui voit ses chiffres à jour et pose donc ses questions plus souvent. Le collaborateur qui comptait ses écritures devient celui qui explique une marge qui baisse ou une trésorerie qui se tend.

Ce que les associés me demandent maintenant

Dans les briefs de recrutement, la liste des logiciels arrive en fin de conversation. Les vraies attentes passent avant :

  • L'aisance avec le client : savoir appeler un dirigeant, reformuler son problème, lui répondre sans jargon.
  • Le sens de l'analyse : repérer ce qui cloche dans un dossier avant que le client ne le remarque.
  • La curiosité pour les outils : pas forcément les connaître tous, mais aimer en prendre un en main.

Un collaborateur qui n'a jamais ouvert Pennylane mais qui sait tenir un portefeuille et parler à ses clients se forme en quelques semaines. L'inverse est beaucoup plus long.

Vous êtes collaborateur : comment vous valoriser

Sur votre CV comme en entretien, ne vous arrêtez pas à la liste de vos logiciels. Racontez ce que vous avez fait du temps gagné : un tableau de bord mis en place pour un client, un rendez-vous de mi-année que vous animez seul, un dossier repris en main.

Et retournez la question. Demandez quelle part du portefeuille est déjà sur des outils connectés, qui forme les nouveaux arrivants, et combien de temps vous passerez réellement avec les clients. Les réponses vous diront beaucoup sur le cabinet.

Vous dirigez un cabinet : recrutez sur le raisonnement

Filtrer les candidatures sur un logiciel précis, c'est se priver de profils solides qui auraient été opérationnels en un mois. En entretien, faites plutôt commenter un bilan, ou demandez comment le candidat annoncerait une mauvaise nouvelle à un client.

C'est aussi un argument pour attirer : un collaborateur confirmé regarde de près la place que vous laissez au conseil. S'il sent qu'il passera ses journées à corriger des imports, il ira ailleurs.

Si vous voulez en parler pour votre propre situation, que vous cherchiez un poste ou un collaborateur, je réponds personnellement.

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